VIH/SIDA

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L’action d’ACORD sur le VIH

Réalité

Mythes

Le VIH est un virus qui est entouré d’infamie, de tabous, de mythes et de désinformation. Notre vulnérabilité au VIH est favorisée aussi par les inégalités entre les sexes, la pauvreté, la faim, les migrations et les conflits.

Tant que nous ne serons pas capables de parler ouvertement du VIH, de nous informer et de respecter ceux qui vivent avec le virus, nous ne serons jamais capables de mettre fin à cette pandémie qui frappe l’Afrique plus durement que partout ailleurs sur la planète.

L’action d’ACORD sur le VIH

ACORD déploie ses activités dans la région du monde la plus touchée par la pandémie du VIH. Les deux tiers des personnes vivant avec le SIDA se trouvent en Afrique subsaharienne et les trois-quarts de ceux qui en meurent sont également en Afrique subsaharienne.

ACORD a été active dans le domaine du VIH depuis 1995 et à partir de 2002, elle a mis en œuvre un programme intégrant le VIH dans tous les aspects de ses activités. ACORD s’emploie à atteindre les objectifs suivants :

  • Freiner la propagation du VIH et du SIDA en Afrique par la lutte contre les causes immédiates et les causes fondamentales de la pandémie.
  • Atténuer les conséquences économiques, sociales et psychologiques du VIH et du SIDA sur les individus et les communautés, en donnant accès a des soins de santé efficaces et des services d’appui.
  • Promouvoir un accès équitable à l’information, aux services, au traitement et à tous les autres droits humains, en luttant contre toutes les formes de discrimination et d’exclusion sociale.

ACORD mène son action en soutenant les initiatives des communautés locales et d’autres mouvements d’action sociale plus vastes visant à influencer l’opinion, les politiques et les pratiques à tous les niveaux.

ACORD mène actuellement les actions suivantes :

  • Renforcer les capacités des personnes vivant avec le VIH /SIDA à se prendre en charge : depuis plus de 15 ans, ACORD aide les réseaux de personnes vivant avec le VIH/SIDA à se prendre en charge et mène actuellement des actions de sensibilisation en partenariat avec ces personnes.
  • Les politiques sur le lieu de travail : renforcer les capacités du personnel d’ACORD dans ses propres bureaux et de ceux de ses partenaires afin qu’il soit “compétent en matière de HIV”.
  • La souveraineté alimentaire et le VIH : les liens de connexion entre le VIH et la faim ne sont pas simplement de nature médicale ; ils sont également économiques, sociaux et politiques.
  • Les peuples pasteurs et le VIH : à cause de leur mobilité à travers les frontières, les communautés de pasteurs n’ont pas suffisamment bénéficié des actions de prévention, de traitement et de soins. De nombreuses communautés de pasteurs ont également des traditions profondément ancrées et des pratiques culturelles qui peuvent accroître leur vulnérabilité au VIH.
  • Les inégalités entre les genres : Pour 10 hommes adultes vivant avec le VIH en Afrique subsaharienne, il y a près de 14 femmes adultes infectées par le virus. Les inégalités dans tous les domaines de la vie ne font que renforcer cette statistique, notamment le manque de pouvoir de décision des femmes dans les relations sexuelles.
  • Les promesses faites à Maputo : En 2003, les gouvernements africains avaient promis de consacrer 15% de leurs budgets nationaux aux soins de santé. Ils doivent tenir leur promesse.

Les faits

Le virus de l’immunodéficience humaine ou VIH attaque le système immunitaire de la personne infectée ; il détruit la capacité du corps à se protéger et le rend plus vulnérable aux infections. Lorsque le système immunitaire a été gravement affaibli, le malade est dit avoir contracté le « syndrome d’immunodéficience acquise » ou SIDA. Si la personne malade ne reçoit pas de thérapie aux médicaments antirétroviraux (ARV), elle meurt des suites d’une des infections opportunistes favorisées par le virus.

Des soldats tenant des bananes

Des soldats angolais ayant participé à une formation sur le genre et le VIH. Photo: media co-op

Les ARV empêchent le virus de se reproduire dans le corps et ils ralentissent la destruction du système immunitaire par le VIH, même s’ils ne peuvent pas détruire complètement le virus. Une personne soignée aux ARV peut mener une vie saine et productive pendant une longue période sans tomber malade ou devenir incapable de travailler. Toutefois, les ARV ne peuvent ni guérir le VIH ni empêcher sa transmission.

La plupart des personnes infectées au VIH ne montrent pas de signes d’infection pendant 5 à 10 ans. Les personnes malades ne se rendent pas compte qu’elles ont été infectées, mais elles peuvent transmettre le virus. La seule façon de s’assurer que l’on n’a pas été infecté est de subir un test par prise de sang pour vérifier la présence du virus lui-même ou des anticorps qu’il génère. Subir un test est un signe de responsabilité et l’on ne doit éprouver aucune honte à le faire.

Le VIH ne peut être transmis que de trois manières :

  • Pénétration sexuelle (vaginale, anale ou orale)
  • Transfusion de sang ou utilisation de seringues non stérilisées
  • De la mère à l’enfant pendant la grossesse ou l’allaitement

Vous pouvez vous protéger du VIH et protéger les autres de la manière suivante :

  • Connaissez votre statut VIH et subissez des tests réguliers
  • Discutez honnêtement du VIH avec votre partenaire
  • Utilisez des préservatifs
  • Réduisez le nombre de partenaires sexuels
  • Soyez fidèle à un (e) seul (e) partenaire
  • N’utilisez pas de seringues non stérilisées
  • Si vous êtes enceinte, faites un test au VIH

Vous pouvez en savoir plus sur ces mythes et la réalité avec l’ONUSIDA : Informations express sur le VIH.

Mythes

Mythe : Je peux dire qu’une personne est infectée au VIH d’un simple coup d’œil
Réalité : La seule façon de savoir si quelqu’un est infecté par le VIH est de subir un test de dépistage.
Mythe :

Une femme infectée au VIH ne peut pas avoir d’enfants sans leur transmettre le virus.

Réalité : Si cette femme n’est pas traitée contre le VIH, il y a 1 chance sur 4 que son bébé soit également porteur du virus. Si cette femme subit un traitement aux ARV, le risque de transmission du virus est minime : 2 sur 100.
Mythe : Vous pouvez attraper le VIH lors d’un baiser.
Réalité : You can’t. Vous ne pouvez pas. Aucune preuve de ce mode de transmission n’a été établie.
Mythe : Les moustiques peuvent transmettre le VIH.
Réalité : Le VIH est virus humain et il ne peut pas survivre chez les insectes, de telle sorte que même si un moustique pique une personne porteuse du virus, il ne peut pas le transmettre à un humain.