Tchad

Contexte pays

Selon le rapport sur le développement humain du PNUD de 2012, le Tchad est classé au 184ème rang sur 187 pays. La pauvreté touche plus de 62 % de la population. En milieu rural, ce sont 87 % des personnes qui vivent en-dessous du seuil de pauvreté. Environ 78 % des habitants vivent en milieu rural et dépendent à 80 % des activités agropastorales. Même si le pays est entré dans une phase de transition vers l'économie pétrolière, la croissance agricole alliée à l'amélioration des conditions de vie en milieu rural sa la clé du développement durable du Tchad. Le secteur primaire emploie 80 % de la population active dont plus de la moitié est composée de femmes. A l'échelle du pays, les productions agricoles parviennent difficilement à couvrir, de manière adéquate, les besoins des populations. Les activités agropastorales sont largement dépendantes des aléas climatiques, qui ont une incidence sur la productivité agricole et la disponibilité en eau, ainsi que sur le pâturage destiné aux animaux. La bande sahélienne du pays est la plus exposée aux changements climatiques et aux chocs récurrents tels que la sécheresse, les invasions acridiennes et la hausse des prix des denrées alimentaires. Ces chocs accentuent la vulnérabilité des populations de cette zone. Dans la zone concernée par le projet, l'incidence de la pauvreté avoisine les 60% tandis que la sévérité de la pauvreté se situe aux alentours de 13%. Ces données illustrent le caractère structurel de l'insécurité alimentaire dans cette zone qui est accentué par les chocs successifs.

Citoyenneté et identité
L'histoire sociopolitique du Tchad a longtemps été marquée par des tensions sociales récurrentes, ayant entravé son développement politique, économique et social. L'analyse de ces conflits montre que les appartenances religieuses ont été manipulées au niveau politique pour liguer les communautés les unes contre les autres. Etre musulman ou chrétien, nordiste ou sudiste, doum ou kirdi est devenu un marqueur identitaire. Dans ces conditions, il est difficile d'obtenir une mobilisation citoyenne autour d'enjeux communs. La question identitaire est au cœur des conflits/tensions au Tchad : les conflits sociaux et rebellions qui ont eu lieu après les indépendances, la guerre civile de 1979 et l'installation d'un pouvoir fortement clanique depuis 1982 et qui s'est renforcé d'année en année ont cultivé et installé en chaque tchadien un repli identitaire fondé sur des considérations ethniques, régionales, confessionnelles et politiques.

Nous assistons de plus en plus à une sorte d'atomisation de la société tchadienne entretenue par le politique et le religieux, si bien que beaucoup ne se sentent en sécurité que dans leur « milieu naturel ». Dans la capitale N'Djaména où la population vit de manière séparée en quartier nord et en quartier sud, cette ambivalence socioculturelle est encore accrue, malgré l'existence d'espaces de convergence citoyenne. En milieu rural, par exemple dans la région du Guéra et le Département de Dababa, le repli identitaire se caractérise par une analyse et des positionnements ethniques, cantonaux ou villageois face à des enjeux locaux renforcés par des élites appartenant à quelques une de ces ethnies. Le repli est perceptible également dans le vécu quotidien de ces ruraux balisé par des considérations/interprétations religieuses qui sont amplifiés de nos jours par divers confréries/tendances islamistes. Aujourd'hui les populations se reconnaissent d'abord sur la base de leur identité communautaire, ethnique, et religieuse mais aussi sur la base du contrôle de leur territoire (autochtone, allochtone). Ce phénomène est le produit entre autre des stratégies politiques et renvoie aussi aux logiques de domination clanique.

ACORD est soucieuse de comprendre les facteurs clés de conflits au sein des communautés et a réalisé en 2012 une étude afin d'analyser pourquoi les sociétés, notamment au Tchad, étaient prises au piège dans les conflits. La question identitaire ayant été identifiée comme au cœur des conflits, ACORD a voulu comprendre les causes profondes des replis identitaires au Tchad et notamment dans les départements du Dababa et du Guéra, afin de pouvoir travailler avec les communautés à construire une société basée sur des valeurs citoyennes et de paix. Ainsi, au Tchad ces replis identitaires sont principalement favorisés par :
(1) La structuration de la vie politique au Tchad par la violence
(2) La mauvaise interprétation de la décentralisation qui se caractérise par une reconfiguration des espaces communautaires
(3) Le monopole des initiatives politiques détenu exclusivement par les élites hégémoniques tandis que la masse populaire est tenue à l'écart des jeux et enjeux politiques
(4) Le phénomène de dés-ethnisation qui obéit à l'offre politique

De ce qui précède, les défis qui nécessitent une réponse dans le court terme sont la laïcité et la lutte contre les manipulations politiques. La religion musulmane est dominante dans la zone du projet et devient depuis ces dernières années une enjeu de crispation avec des tendances islamistes diverses (salafiste, faidé al Djaria..) qui véhiculent des pensées et des pratiques qui renforcent l'exclusion, le repli et l'absence d'ouverture. Ces campagnes et prêches ne sont pas généralement en phase avec le Conseil Supérieur des Affaires Islamiques du Tchad. Cette tendance est un risque sérieux pour la cohabitation sociale et le rapprochement des communautés. Il devient important de rappeler le principe de la laïcité qui figure en bonne place dans la Constitution et rééquilibrer les relations sociales dans le cadre du ‘'vivre ensemble'' sur la base de ce principe.

En ce qui concerne les manipulations politiques, il convient de noter que dans ces différentes zones, c'est un conglomérat d'ethnies qui ont pour seules point commun, l'utilisation de la langue arabe, l'espace géographie (sous-préfecture, préfectures, région) et en partie la religion. Les leaders dans ces régions, à la recherche d'un positionnement politique, développent chacun dans son canton des actions d'informations et d'animation à la limite xénophobe qui tendent à un recentrage ethnique, à un rejet des autres acteurs d'ethnie différente. La population dans ces zones est à plus de 70% jeune, avec plus de la moitié de population féminine. Les efforts de conscientisation et d'éveil auront un impact conséquent si on s'investit auprès de la jeunesse qui est généralement facilement manipulable.

Lutte contre la faim au Tchad, un reportage de Benjamin Vincent pour la chaîne TV française KTO, des images du programme ACORD au Tchad ou comment faire pousser des légumes frais sous 40°C. Voir sur Vimeo.

Approche de notre intervention

ACORD est devenu « un passeur » au sens où elle permet aux communautés de trouver leur équilibre entre leur vie communautaire traditionnelle et leur aspiration à une vie « moderne » plus juste, en paix et au sein d'un espace social beaucoup plus large. Dans le contexte qui est le sien, ACORD Tchad est parvenu à ce stade à donner aux communautés les instruments pour construire leur propre citoyenneté. Comment y-est-elle parvenue ? Tout simplement en définissant un nouveau concept opératoire basé sur la trilogie «Démocratie, Droit et Développement».

Positionnement des communautés rurales au niveau régional
Le faible niveau de structuration dans cette zone sahélienne caractérisée par un système de relations verticales poussées qui a ralenti la participation des communautés à la gestion de leur territoire et d'importantes discriminations de genre, a amené ACORD à appuyer la structuration horizontale des espaces cantonaux et communaux afin de faciliter la reconnaissance et l'expression des différents groupes de population au niveau des institutions locales et régionales. Il s'agit à ce niveau d'articuler une dynamique organisationnelle cantonale basée autour d'une structuration ascendante (comité villageois, comité zonaux et cadre de concertation) basé sur le principe de l'inclusion de toutes les formes d'organisations et de tous les acteurs locaux. Les principes d'équité, de responsabilisation et de redevabilité seront les socles sur lesquels sera bâtit cette dynamique. Cette dynamique organisationnelle bâtie à partir des structures existantes va permettre de créer un espace de dialogue et d'expression où les préoccupations des différents groupes socio-économiques soient connues et prises en comptes.

Planification locale/développement local
Par principe, la mise en place d'un développement local est aussi basée sur l'instauration d'un système de libre administration et de gestion participative locale. Cette participation peut se matérialiser à travers l'élaboration et la mise en œuvre d'un plan-programme de développement de la population. ACORD a accompagné les acteurs locaux organisés à travers les cadres de concertation à amorcer une phase de planification locale à travers plusieurs étapes de consultation, d'analyse et de définition des priorités et ce de manière concertée à différents niveaux d'espace. Un plan de développement cantonal/communal c'est :
- Un cadre de dialogue et de concertation avec tous les groupes constitutifs de la commune
- Un outil de planification, de pilotage et d'évaluation des actions de développement
- Un instrument de négociation et de transparence
- Un outil qui permet de lutter contre la discrimination (clivage socio ethniques) en matière de développement car il prend en compte les intérêts de tous les groupes (favorisés comme défavorisés)
- C'est un outil de négociation de financement des projets inscrits dans le plan de développement.

Les 750 plans de développement villageois, 14 plans de développement cantonaux et 4 plans de développement communaux ont permis d'harmoniser les actions de développement sur la base des actions concrètes programmées dans le temps et dans l'espace, lesquelles actions découlent des besoins prioritaires des populations. La planification locale permet :
- Une visibilité sur l'ensemble du processus de développement
- La prise en compte du genre
- Pactes sociaux : outils de gestion concertée des ressources naturelles et bases de la construction d'une stabilité entre les communautés aux intérêts divergents longtemps déchirées par des animosités

Le patrimoine écologique fragilisé par les changements climatiques provoque des flux migratoires accrus vers les rares points d'eau et les formations forestières encore existants, ravivant les conflits entre les usagers et en particulier entre les éleveurs et agriculteurs sur les zones de transhumance réveillant des rivalités ethniques entre les groupes de tradition pastorale et les groupes sédentaires ainsi qu'entre les éleveurs et les pêcheurs autour des points d'eau. De ce qui précède, ACORD en tant que facilitateur a accompagné les communautés en conflit à travers leurs 5 cadres de concertation cantonaux à se rapprocher et à lancer un processus de négociation en vue d'arriver à des pactes sociaux qui prennent en compte les intérêts des différents acteurs et les impératifs de préservation de ces ressources dans un environnement où la législation nationale en vigueur est quasi inexistante. Les douze conventions locales (pactes sociaux) signés par les communautés en belligérance dans les 5 cantons ont permis entre autre :
1. La reconnaissance des acteurs comme propres acteurs de la gestion de leurs ressources;
2. Le rapprochement et consolidation de la cohésion sociale au sein des 12 communautés en conflits

Cette action novatrice a permis de lancer la réflexion suivante : comment lier les conventions locales avec les futures règles de gestion des communautés rurales prévues à travers la décentralisation ?

Des communautés rurales marginalisées qui s'insèrent dans l'espace national
Fort de la création du tissu sociale qui s'amplifie et gagne de l'espace et de l'évolution du contexte sociopolitique, les besoins des partenaires d'ACORD dans le domaine sociopolitique s'amplifient tout autant. En lien avec cette nouvelle demande et de la vision institutionnelle, la stratégie de ACORD Sahel2 a consisté à développer une série d'activités de sensibilisation, d'échanges, de formations et de plaidoyer pour une reconnaissance et une meilleure prise en compte des besoins non matériels, du rôle et préoccupations des acteurs et élites locales par les institutions gouvernementales et non gouvernementales dans le développement tant au niveau local que national. La stratégie ci-dessus définie passe aussi par une élévation du niveau de conscience des acteurs locaux de leur potentiel à être une force de proposition et d'influence ainsi que du positionnement d'ACORD au sein de la Société civile. A ce titre, ACORD a accompagné les acteurs locaux à :
• S'approprier le droit moderne ;
• Favoriser l'institualisation des cadres de concertation
• Création de mass critique organisationnelle
• Comprendre et agir sur les politiques (élection, représentation politique, stratégie de développement, démocratie)
o Diffusion des textes nationaux et internationaux sur les droits économiques reconnus aux femmes.
o Forums d'information et d'échanges sur les politiques agricoles et environnementales.
o Tenue des Forums Nationaux sur le Développement local.
o Consolidation de la paix

Les conditions pour assurer la sécurité alimentaire des ruraux vulnérables sont renforcées à travers :
o Amélioration des systèmes de production végétales, animales et halieutiques par l'apport des intrants/matériels agricole, formations techniques et la valorisation et la gestion rationnelle des ressources naturelles de base (aménagement, contrat d'utilisation...).
o Renforcement de l'entreprenariat rural féminin à travers la transformation et la commercialisation des produits agricoles;
o Renforcement institutionnel des organisations des producteurs pour une meilleure représentativité au niveau local, méso et national sur la problématique de la sécurité alimentaire;
o L'accompagnement des producteurs dans la mise en œuvre des stratégies de mitigation des crises alimentaires (SAP, réponses d'urgence)

Projets en cours



Depuis 1987, ACORD soutient les communautés marginalisées pour qu’elles puissent jouir de leur droit à accéder aux ressources naturelles et atteindre une sécurité alimentaire durable. Avec ses partenaires, ACORD continue à exhorter les acteurs étatiques et non étatiques à assurer des prestations efficaces et à se conformer aux normes internationales de responsabilité dans la gestion des ressources naturelles. De manière générale, on a pu constater une meilleure participation des citoyens à tous les efforts de développement.

>> Moyens d’existence : Afin de réduire l’insécurité alimentaire au sein des communautés rurales, ACORD préconise des structures qui renforcent les systèmes de production agricole et qui introduisent de nouvelles variétés de semences ou des équipements agricoles pour les groupes marginalisés (les femmes ou les déplacés intérieurs). ACORD encourage aussi l’accroissement des réserves de céréales, les investissements dans l’élevage caprin et la formation des communautés aux techniques pastorales. Grâce à une formation destinée à encourager l’esprit d’entreprise aux communautés et à les familiariser avec la gestion et la mobilisation des ressources, ACORD offre aux populations locales les moyens de s’organiser pour améliorer leurs moyens d’existence, trouver des solutions pour commercialiser leur production et faire entendre leur voix au sein des organes de décision.

>> Droits des femmes : Nous appuyons les efforts des groupes de femmes pour que celles-ci puissent prendre en charge et améliorer la production alimentaire et renforcer leurs capacités de négociation au sein des communautés villageoises. Cette confiance retrouvée constitue un facteur puissant dans la création de groupes dynamiques de femmes capables de gérer leurs problèmes de développement.

>> Consolidation de la paix : ACORD crée un espace de dialogue entre les groupes vulnérables, les autorités locales et différents intervenants afin d’améliorer les stratégies locales de gestion des ressources naturelles et promouvoir l’émergence d’un environnement favorisant la participation des citoyens aux discussions, aux réflexions et au partage des connaissances sur les questions qui les concernent. 

Nos zones d’activités

Le bureau de coordination d’ACORD au Tchad se trouve à N’djamena. Nous sommes également présents à Ouaddaï, dans les régions de Guéra, N'djamena Rural, Chari-Baguirmi et Hadjer Lamis et dans la région du Sila dans les sous-préfectures de Goz-Beida, Kef, Koukou Angarana et Am Dam El Haouich.


Situer ACORD au Tchad sur une carte plus grande

Des communautés du Tchad racontent leur histoire

Hadjé Zara Doungous habite à Alhadj Derib, un village situé à une vingtaine de km de Bokoro. Sa réussite est une source d’inspiration pour les autres femmes rurales :
             « Grâce à ma connaissance de l’arabe coranique, mes sœurs m’ont désignée pour participer à un programme d’alphabétisation organisé par ACORD pour un groupe de 10 femmes. Cette formation avait pour objectif d’améliorer nos conditions d’existence grâce à une meilleure connaissance des choses. À la fin de cette formation, j’étais capable de lire et d’écrire et j’ai été élue chef de l’Association Al Nour de Bokoro, qui comprend 39 groupes de femmes. Nous avons ouvert plusieurs centres d’alphabétisation dans nos villages respectifs et nous avons réussi à lancer des activités génératrices de revenus grâce à des prêts du système de microcrédit mis en place dans le cadre des projets en faveur des femmes et de lutte contre le VIH/SIDA. Notre gestion financière étant bonne, nous avons pu rembourser tous nos prêts dans les délais.
Actuellement, je suis la présidente du réseau des femmes de Dababa et également membre de la plate-forme intercantonale dont la création a été soutenue par ACORD. Ma vie a véritablement changé et même les hommes viennent me demander conseil sur des questions d’intérêt collectif. La prochaine étape sera de défendre les intérêts des femmes au niveau national.

Nos partenaires au Tchad

ACORD travaille en étroite collaboration avec la société civile et les organisations communautaires de base comme NAGDARO, PVERS, FIKIRNA, ACRA et DARNA à travers le Tchad. ACORD est également membre du CILONG, le réseau qui regroupe les ONG internationales et locales et du CSAPR, qui est le Comité de suivi de l’appel pour la paix et la réconciliation nationale au Tchad.

Concernant les campagnes relatives aux APE , ACORD travaille étroitement avec les organisations régionales comme ACDIC (Association citoyenne de défense des intérêts collectifs) et Dynamiques Africaines.

Parmi les partenaires bailleurs de fonds, citons le Gouvernement tchadien, Caritas Suisse, CCFD-Terre Solidaire, AFD (Agence française de développement), la Commission européenne, NED et Oxfam Intermon.


Tchad: l`emergence de structures rurales démocratiques: Met en discussion le travail d'ACORD au Tchad pour soutenir les collectivités locales à redoubler des efforts dans la souveraineté alimentaire. Par Bruno Angsthelm (CCFD-Terre Solidaire)

Photos, vidéos et publications

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Comment soutenir des communautés au Tchad

Vos dons en espèces ou en nature pour soutenir nos programmes au Tchad feront une grande différence pour les femmes, les communautés vulnérables des régions affectées par l’insécurité alimentaire et les rapatriés et communautés hotes, en répondant à leurs besoins immédiats et à leurs défis de développement à long terme. L’engagement des populations elles-mêmes et leur prise en charge des équipements et savoirs communautaires feront en sorte que nos programmes auront des effets durables sur leurs moyens d’existence et sur leur développement.

Pour en savoir plus sur nos actions au Tchad, abonnez-vous à notre newsletter, visitez le bureau d’ACORD le plus proche ou appelez-nous.

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    Contacts au Tchad

    Vous êtes invités à communiquer avec le programme d'ACORD au Tchad:

    •  par email

    •  par courrier

    BP 162
    N’Djamena
    Tchad

    •  par téléphone

    +235 253 4499
    235 253 4190



    Portrait of Seid SultaneSeid Sultane, Directeur de pays d'ACORD au Tchad et au Cameroun.